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Kooda
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Date d'inscription : 18/01/2019
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[Hyzea] Seyel – Nephil / L'Oracle

le Sam 2 Fév - 22:36
Nom: Inconnu
Prénom: Seyel
Âge : 20 ans ( en apparence )
Sexe: Femme
Race: Nephil de la divination
Sorts:
- Vision (Niv. 1)
- Soin superficiel (Niv. 1 )

Statistiques :
Physiques:
• Constitution : 45 ( 35 + 10 )
• Force : 35
• Agilité : 35
• Furtivité : 25
• Dextérité : 25
Psychiques :
• Mental : 70 ( 55 + 15 )
• Contrôle : 50 ( 40 + 10 )
• Réflexion : 40
• Perception : 35

Compétences :
Race : Tout son arbre de compétence.

Date d'arrivée sur Eliänor : Janvier 2019

_______________________________________________________


Description Physique :
Taille : 1m75
Poids : 60 kilos

https://www.zupimages.net/up/19/02/clo0.jpg

L’innocence sous son plus beau visage. La douceur même ainsi que la bienveillance. Ses yeux se poseront sur vous sans jamais n’émettre aucun jugement, mais simplement pour observer, pour apprendre. Grande et fine, des courbes simple, rien d’extravagant chez cette femme à part sa particularité. Les yeux Vairons. Un vert étincelant, aussi brillant que l’éclat d’émeraude, et un gris clair, le voile nuageux couvrant le ciel, annonçant les prémices d’un orage.
Sa cascade blonde, légèrement ondulée vient ponctuer l'image angélique qu'offre la néphil à la vue des autres.


Descriptions Psychologique :
Est-il possible d’expliquer l’état d’esprit d’une oracle? Bienveillante, chaleureuse, serviable, lister ses qualités prendrait bien trop de temps, mais il est des défauts qui sont flagrant. La possessivité, la jalousie et ses changements d’humeurs fréquents. Ce qui est à elle, reste à elle. Perdue elle-même dans son propre esprit, peinant parfois à discerner le faux du vrai, il arrive qu’on la prenne pour une folle. Son tic de langage, parlant d’elle à la troisième personne, renforçant parfois cet apriori.
Curieuse, elle aime la vie mortelle, elle aime l'observer tout en l'enviant. Comprendre chaque chose que les vies éphémères peuvent faire est un ravissement et un éclat de lumière dans l'ombre de ses visions.


Histoire
e ne sais plus notre époque, notre date, notre heure.
Je ne sais plus où je me trouve.
Je ne discerne plus ce qui est et ce que je vois.

Je n’ai plus souvenir de ma vie d’avant, d’avant ma renaissance.
Mes yeux se sont ouverts, une seconde fois, alors que notre mère, Ashera, nous a offert un second souffle.
Nous étions ces réceptacles. Sa force pour contrer Primordium, pour le narguer quand à ces créations. Certains peuvent nous voir comme des objets, des armes.
Pour moi, elle est notre mère, nous sommes ses enfants.
L’amour qu’elle nous porte ne pourrait être brisé.

Et pourtant …

J’ai cru que ce lien allait rompre quand, à ma naissance, je fus cantonnée à rester en arrière.
Ma vision du monde, ce que ce dernier m’offrait à ma simple vue … L’avenir … aurait pu nous permettre de trouver la faille, la fin de ce conflit.
échec.
C’est ainsi que j’aurais dû être nommée.
Je n’ai pas su discerner le faux du vrai. Je n’ai pas su trier ce flot d’avenir qui me parvenait. Je me noyais, je suffoquais.
Je me suis échouée.

J’ai quitté la main de mon esprit pour tenter de trouver la solution à cette bataille.
Quand la paix est arrivée. Je n’étais plus.
Dans cette guerre, je me suis égarée, je ne la retrouvais plus.
Dans mon errance, je ne ressentais plus ce lien, ni l’amour que me donnait mes frères et soeurs.
Là où nous vivions, c’était ma prison.
Ce lieu ou ma perdition a commencé, est née. Comment aurais-je pu aimer cet endroit? Il n’était symbole que de folie. Que de ma folie.

Quand tout ce conflit fut terminé, la liberté nous fut donné.
Le monde des mortels est vaste et regorge de mystères. Mais nous savions … nous savions que notre venue n’était pas un signe de bonheur et de joie pour tous les êtres qui peuplaient ce sol.
Qu’importe … J’avais besoin de prendre l’air … de me ressourcer, de faire le vide.
Il me fallait apprendre. Apprendre à maîtriser ce don.

J’ai vu l'ère du temps changer. Les gens changer. Apprendre, aimer, haïr, se battre, s’aider. Je les aient vu évoluer. Puis je les regardaient mourir.
Les plus poétiques décriraient ce cycle comme une plante. Un bourgeon qui éclot pour devenir une belle et flamboyante fleur … pour finir par faner et mourir.
N'était-ce pas l’ordre naturelle des choses? Avant ma renaissance, n'était-ce pas aussi mon destin? Vivre et mourir?

Quand j’ai su maîtriser ce don, me concentrer sur une unique vision et ne pas me laisser submerger, prise de pitié par ces êtres mortels, j’agissais pour les aider. Je ployais l’échine pour leur éviter une déconvenue. Mais bien des fois, alors que je m’étais épuisée à la tâche, pour simple remerciement, on me chassait.
C’est à cet instant que je me suis rapprochée des miens. Partant à la recherche de celui qui avait toujours été présent, à ma naissance. L’aîné.
Il a toujours été cette oreille attentive, quand dans mon errance, seuls des murmures traversaient mes portes pulpeuses. Il m’a présenté son épaule, quand dans mes crises, les larmes traçaient leur route sur mes joues.
Toujours présent sans émettre un seul jugement.

Alors que je lui racontais mes déboires, mes doutes, qu’une nouvelle fois, je me confiais à lui.
"Seyel, pour les mortels ton don sera autant une malédiction qu'une bénédiction, tu ne peux tous les sauver de leurs destinés. Seuls eux, le peuvent. Alors n'agit pas pour eux mais prévient les de ce qui peut leur arriver. Tu les aideras bien plus qu'ils ne peuvent ou que tu ne peux imaginer."
Être guide et non l'exécutrice de ces visions.
Ses paroles se sont gravés jusque dans mon esprit tourmenté.

Bien des lunes se sont écoulés, sans que je ne sache dire combien.
Etrangement, je recevais bien moins d’hommes ou de femmes. Beaucoup étaient repartis, déçus que je n’agisse pas pour eux.
A chaque fois qu’un venait me voir et s’insurgeait car je ne bougeais pas.
La même réponse revenait :
“Elle n’est pas l'exécutrice, mais le guide. Vous devez trouver la résolution de vos problèmes, seuls.”
“Elle”. Parler de moi à la première personne m’est impossible. Lorsqu’on ignore qui nous sommes réellement, le “Je” est une notion bien vague.

Avec le temps, j’avais fais acquisition d’une petite bicoque proche d’une forêt.
C’est dans ce lieu que je me reposais, que je faisais le vide. Que je respirais, pleinement.
Lors d’une de mes séances de méditation, un craquement de bois vint chatouiller mon oreille.
Quelques secondes après ce bruit, la porte se fracassa pour finir par s’écraser au sol.
Je me souviens être restée stoïque, toujours concentrée sur ma méditation. Alors que l’un des êtres qui étaient entrés dans la pièce, arme en main, allait pour parler, ma main se leva pour lui faire signe de ne pas le faire.

“Elle vous demande un instant. Elle finit ce qu’elle fait et elle est à vous.
- Ne nous donne pas d’ordres Néphils! Sais-tu qui nous sommes?!
- Oui. Elle sait que vous êtes venus pour elle. Elle sait que vous souhaitez mener des expériences sur elle. Mais là, elle est occupée. Laissez lui un petit instant et elle vous suivra.
- Les Olcasts ne suivent pas tes cons…
- Elle a terminé.”


Je m’étais levée et je me mis face à eux, les mains levées au ciel pour montrer que je ne possédais aucunes armes.

“Pourquoi n’as-tu pas fuis alors que tu savais?
- Même si elle avait fuis … vous l’auriez retrouvé. Personne n’échappe à son destin.”


Un sac ou un linge désagréable au toucher se retrouva mis sur mon visage.
Les idiots.
Mon corps physique ne voyait pas ou il se rendait, mais mon esprit, lui, m’avait déjà montré les lieux.

Il m’est arrivé de regretter de m’être éloignée des miens. De ne pas être resté à leur côté, sous leur protection.
J’étais seule et fragile. Je n’avais hérité d’aucun don de combat. Ma seule arme se trouvait dans ma tête.
Je n’ai pas compté le nombre de torture, les heures passées entre leurs mains pour tenter d’extraire la raison de mon don.
Plusieurs approches étaient tentées. La douce, la compréhensive puis la forte, la sévère, la violente ...
Mais je me riais d’eux. Ce don était mien. Personne n’arriverait à le comprendre, à le maîtriser à part moi …

Mais une chose … que je n’avais pas vu venir …

De retour après une nouvelle séance de torture peu … fructueuse, je fus surprise de trouver, enchaînée … celle que tous surnommaient La Mal Aimé.
“Soeur …
- Tu ne parles pas! un mot et je te jure que plus jamais tu ne la reverras!”

Une gifle. Un silence.
Pesant … Je rêvais de me détacher de ces lien de fer pour la prendre contre moi.
Brisant l’interdiction, je n’ai pu me retenir de lui confesser une de mes visions.
“ Tiens le coup, on viendra à notre secours … Soeur! Tu l’entends! Réponds … Laissez la! ”
Je m’époumonais à hurler son nom.
Mais c’est un corps … assommé qu’ils menaient loin de moi.
Ils l’avaient mené ailleurs … plusieurs jours ... avant de me la ramener.
De notre captivité, nous n’avons passé que de rares moments ensemble.
Les Olcasts s'étaient organisés pour que nous passions le moins de temps ensemble … Par peur de nous rendre plus forte ou que nous nous mettions d’accord sur quel discours tenir.

Mon corps a gardé la trace de ce passage. Quelques cicatrices parsèment encore mon dos et mes jambes.
Bien que j’avais vu notre liberté … L’espoir disparaissait petit à petit … trop épuisée, j’étais parfois prise de crises violentes, ou des rivières de visions m’assaillaient. J’hurlais à en perdre haleine, je me tortillais jusqu’à me blesser moi-même.
Je n’en pouvais plus.
Lors d’une journée, d’une banalité exécrable, ou nos corps avaient été les pantins de leur torture répétitive … des cris inhabituels nous extirpèrent de notre morosité.
“Ils sont enfin là …”
Je ne pouvais que murmurer, le manque d’eau asséchant nos gorges et les irritant dès que nous tentions de prononcer la moindre phrase …
Des coups, des cris, un bruit sourd d’une porte qui s’écrase et la lumière.
Ô mère, cette lumière si réconfortante … Samael, mon pilier, mon frère, était enfin là. Accompagné d’autres libérateurs, je sentais mes chaînes se briser. Des bras m’envelopper. Mon autre frère, le guerrier, était là.
Dans ses bras protecteurs, je me suis laissée aller.
A nouveau, je me suis mise à respirer.

On nous avait ramené chez nous, sur l’île céleste d’Ash’Ora.
C’est dans notre cocon, que nos blessures ont été pansé, que notre âme fut soigné.
L’amour des miens m’avait permis de me relever et je me suis jurée de ne plus jamais les laisser.
C’est donc ici que j’ai décidé de vivre éternellement.
Le Simple avait fait bâtir un jardin pour que je puisse me reposer, que je puisse méditer et surtout … pour que je puisse me remettre à la maîtrise de ce don particulier.

Des jours, des semaines, des mois après l’horreur vécu, je prenais plaisir à voir l’épanouissement des miens.
Alors que je m’installais dans mon havre de paix, une vision s’imposa, prenant le dessus sur toutes les autres.
La panique.
A la fin … mon souffle c’est coupé.
Je me suis levée avec hâte, attrapant les pans de ma robe pour me précipiter vers mes frères et soeurs.
Leur silhouette m’apparut. Mais je n’étais pas assez rapide.
Alors qu’enfin la distance fut raisonnable pour qu’un d’eux entende mon cris …

La lumière m’emporta.


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